Voitures électriques : des raisons d’y croire
Si la technologie hybride devrait
encore tenir le haut du pavé pour de longues années, plusieurs voyants
sont au vert pour les acteurs de la filière électrique.
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| Zoé est le quatrième et dernier opus de la gamme "ZE" ("Zéro Emission") de gaz à effet de serre de Renault. |
Un championnat du monde de Formule 1 électrique
L'accord
scellé en septembre dernier entre la Fédération internationale de
l'automobile (FIA), présidée par Jean Todt, et le consortium
d'investisseurs FEH (Formula E Holdings Ltd), organisateur de
l'épreuve, marque un tournant dans l'histoire du sport automobile. Il
consacre en effet l'institution du premier championnat du monde de
Formule 1 électrique.
À compter de 2014, vingt
pilotes de voitures issues de dix écuries, qui culminent à 220 km/h et
avalent le 0 à 100 en 3,5 secondes – des performances très honorables,
quoique très inférieures à celles de leurs homologues thermiques –
s'affronteront lors de Grands Prix qui se dérouleront en pleine ville,
l'objectif des organisateurs étant d'offrir le maximum de visibilité à
cette compétition qui concilie performance et protection de l'environnement. Le premier aura pour théâtre les rues de Rio de Janeiro (Brésil).
De
son côté, Rome (Italie) vient de faire acte de candidature. À cette
occasion, le pilote transalpin Luca di Grassi a sillonné les rues de la
Ville Éternelle dans une EF01, un prototype développé depuis deux ans par le constructeur français de voitures électriques Formulec.
Gageons que d'autres municipalités manifesteront leur intérêt dans les semaines à venir...
Le gouvernement roule pour la Zoé
Le
changement de majorité n'y a rien changé : l'appui des pouvoirs publics
pour la Zoé, quatrième et dernier opus de la gamme "ZE" ("Zéro
Emission") de gaz à effet de serre de Renault, qui vise le leadership mondial en termes de voitures électriques,
se veut sans réserve. Le ministre du Redressement productif, Arnaud
Montebourg, s'est ainsi vu remettre les clefs du tout premier exemplaire
de cette citadine décarbonée lundi 24 décembre par Carlos Tavares,
directeur général délégué aux opérations du groupe Renault, dans la cour
d'honneur de Bercy.
Une livraison qui a fait
suite à la commande passée par le chantre de la démondialisation lors du
dernier Mondial de l'Automobile de Paris et marque "une étape clef dans l’offensive véhicule électrique de Renault, qui va permettre de rendre accessible au plus grand nombre l'éco-mobilité",
a commenté M. Tavares. Elle s'inscrit également dans la droite ligne du
plan de restructuration de la filière automobile française annoncé cet
été, lequel a notamment consisté en une révision à la hausse du
bonus-malus automobile et, d'une façon générale, vise à la revigorer via
des mesures de soutien aux modèles "propres".
Parmi
elles, une forte augmentation du nombre de bornes de recharge publiques
et privées à travers la mission pilotée par Philippe Hirtzman. Celle-ci
est principalement destinée à favoriser leur déploiement dans les
grandes agglomérations, où elles sont encore peu nombreuses.
Autolib' séduit de plus en plus
Inauguré
en décembre 2011, critiqué par les écologistes qui redoutent qu'ils ne
redirigent les particuliers qui avaient troqué leur voiture contre les
transports en commun ou le vélo vers l'automobile, le système de
location de voitures électriques Autolib'
compte actuellement 720 stations, 4 250 bornes de recharge et
monopolise quelque 3 900 places de stationnement. De quoi faire grincer
des dents bien des usagers de la route, mais les faits sont là : un an
après son lancement, le dispositif rencontre un succès indéniable, au
point que l'équilibre budgétaire pourrait être atteint dès 2014,
c'est-à-dire avec 4 ans d'avance sur les prévisions initiales (!)
Vincent Bolloré a en outre indiqué début décembre avoir reçu "plusieurs demandes" pour déployer le système dans d'autres métropoles du Vieux Continent, sans toutefois dévoiler leur identité. "Nous en ferons au moins une en 2013 en Europe",
a-t-il également précisé, tandis que l'adjoint en charge des Transports
à la Mairie de Paris Julien Bargeton confiait à l'AFP que la
municipalité de Séoul (Corée du Sud) avait elle aussi fait part de son
intérêt.
Très tôt convaincu qu'Autolib' pouvait séduire à l'échelle planétaire, Bertrand Delanoë semble dans le vrai...
Source : atlantico.fr

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